Ici je donne des explications concrètes et précises pour bien comprendre la loi d’attraction. L’idée est d’être en mesure d’utiliser consciemment cette loi sans tomber dans les failles « classiques ».

Ce billet fait partie d’une série sur la loi d’attraction :

Plusieurs façon de la formuler

La loi d’attraction peut s’énoncer de plusieurs façons équivalentes :

  • J’attire ce que je suis
  • Ce que je vois à l’extérieur de moi, c’est moi
  • Je vis ce que je vibre
  • Ma vibration attire des expériences similaires
  • Si je vibre un truc, c’est ça que je vais vivre
  • Ce qui se manifeste dans ma vie (et/ou la façon dont je perçois ce qui se manifeste) est directement lié à mon état intérieur (ma vibration)

Autrement dit, il y a un machin intérieur (qu’on va appeler ici la vibration) et c’est ça qui influence directement ce que je vis à l’extérieur. La loi d’attraction stipule que deux vibrations identiques s’attirent. Autrement dit : ce que je vis est exactement identique à ce que je vibre.

Ce qui est important : la vibration

Ce qui compte, c’est bien ma vibration, autrement dit la totalité de là où j’en suis sur un sujet. La vibration ce n’est pas facile à décrire avec le langage courant. C’est un peu ce qui représente l’énergie dans laquelle je suis. Entre autres, mon état intérieur, mon humeur, les trucs qui sont à ma conscience et toute ma dimension inconsciente aussi. C’est aussi ce que j’émets, que je rayonne, quand j’arrive quelque part, dans un lieu ou dans une relation.

Ce qui compte dans la loi d’attraction c’est la vibration. Autrement dit, c’est la totalité de ce que j’émets à un instant donné qui compte. En particulier, avoir uniquement des pensées positives est insuffisant. Ça n’attirera ce que l’on souhaite que si notre vibration est également alignée dessus. Pour le dire autrement, si j’ai une intention d’obtenir quelque chose mais qu’en moi il y a quoi que ce soit qui affirme le contraire, ça ne viendra pas (ou en tout cas pas facilement).

Prenons l’exemple où je répète l’affirmation « je vis de l’abondance affective ». Supposons qu’en réalité je souffre de manque de relations dans ma vie. En profondeur, je suis plutôt dans l’énergie du manque et de la souffrance. Ainsi ma vibration ne coïncide pas avec mes pensées. Et l’univers répond à ma vibration (pas à mes pensées seules). Il est donc impossible de mentir, la vibration est énergétique, corporelle, et contient plein de trucs inconscients.

Exemple typique : je veux être riche !

L’exemple typique que l’on trouve partout sur internet est celui de vouloir plein de sous et vivre l’abondance matérielle. Pour ça je mets plein de trucs en place ! Je fais un tableau de vision et de rêves, je visualise et je médite sur l’abondance. J’ai aussi des post-its d’abondance partout chez moi. Et bien sûr, je répète douze fois par jour des pensées d’abondance et de richesse.

Si je suis super alignée avec ça, que tout mon être se sent riche et abondant, ça coule de source et tout s’aligne pour que je vive ce que je vibre.

Si par contre je fais tout ça parce que dans le fond je m’inquiète de pas avoir assez d’argent, ça ne donne pas le résultat voulu. J’aurais beau répéter mes phrases avec ardeur et enthousiasme, je vais continuer à vivre ce que je vibre : manquer d’argent.

Et ensuite j’en déduis que « ça marche pas la loi d’attraction ». Ben si justement, ça marche. Si je « ne reçois pas ce que je demande », c’est juste que j’y vois mal. Je reçois toujours ce que j’ai demandé, c’est la loi. Ici ça veut dire qu’inconscienmment j’ai pas demandé à ressentir et percevoir l’abondance mais à ressentir tout autre chose.

Chaque sujet a toujours deux aspects : le plein, le creux

Ça c’est un peu le truc compliqué… C’est le panneau dans lequel on tombe quand on commence à s’intéresser à cette loi. Je vais essayer d’expliquer ça simplement.

Pour chaque chose que l’on désire, il y a toujours deux aspects. Bon, c’est toujours les mêmes en plus : le manque ou l’abondance du truc en question. Le piège est le suivant : de se tromper en croyant qu’on est du côté de l’abondance. On croit être du côté plein, on active la loi à fond (visualisations, mantras, etc.). Et en fait, on est sans le savoir du côté creux. Toutes nos belles pratiques vont alors renforcer le creux, encore et encore ! Voilà le piège…

Vouloir quelque chose c’est top, c’est ça qui nous met en mouvement, ça fait bouger la vie, ça nous fait évoluer. C’est cool et c’est l’expression de notre pouvoir créateur en tant qu’humain.

La seule difficulté, c’est que si mon « je veux » est branché dans une énergie de manque, je suis en train d’émettre une vibration qui dit « je manque de ça j’en veux très fort ». Et l’univers répond : « tu manques de ça tu en veux très fort ». C’est donc ça que je continue à vivre : le manque.

La seule façon de recevoir ce que je veux, c’est d’être dans une énergie qui dit « je vis ça déjà et j’adore ça et c’est trop bon ». Et l’univers répond « vis ça, et adore », et m’en redonne de la même chose.

Bon l’intérêt quand même c’est que la loi est simple à comprendre. Si je vibre le manque, je continue à vivre ça. Si je vibre le plein, je continue à vivre ça. Il n’y a pas de formule compliquée, de dépendances bizarre, de lois de rétroaction non linéaires comme en mécanique des fluides turbulents… Non non, c’est tout simple : A=A et B=B.

Comment savoir où je suis, ce que je vibre : mes émotions !

Là aussi vous allez voir c’est hyper simple, la nature nous a doté·es d’un très ingénieux système de repérage interne, pour savoir si on est plutôt du côté du manque ou de l’abondance, du plein ou du creux : nos émotions !

Sur un sujet donné, pour savoir où j’en suis, je me tourne du côté de mes ressentis, je ressens mes émotions. Pour faire simple : agréable = plein, désagréable = creux.

Avec plus de mots, plus je me sens joyeuse, plus ça veut dire que je suis alignée avec ce que j’aime, plus j’augmente mes chances de le vivre encore et encore.

Plus je suis triste, déprimée, en colère, plus ça veut dire que j’en suis loin, et plus j’augmente mes chances que ça continue encore pareil.

Le deuxième intérêt de ce thermomètre intérieur est qu’il ne ment pas : même si avec ma tête je me persuade que si si je suis vachement dans l’abondance et tout, il me suffit d’un tour dans mon corps avec mes émotions pour capter immédiatement si c’est vrai ou si je me raconte des bobards. Mon coprs ne ment pas. Mes émotions ne mentent pas. Je peux me faire croire plein de trucs, mais si je suis vraiment honnête et que je vais vraiment écouter mon corps, je sais où je suis.

Si vous pratiquez la Communication NonViolente, vous reconnaissez aussi combien nos émotions nous renseignent sur le creux ou le plein en nous. Lorsque nos aspirations sont comblées, nous ressentons des émotions agréables et vice-versa.

Ce système intérieur permet donc de voir tout de suite si nos visualisations, mantras, et pratiques en tout genre vont être utiles, si elles vont renforcer une vibration d’abondance ou si au contraire elles ne feront qu’accentuer le manque.

Des questions exploratoires pour faire le point

Voici quelques questions qui vont nous aider à identifier si l’on est du côté du manque ou de l’abondance :

  • Est-ce que je me réjouis face à la réussite des autres ou bien suis-je envieuse ?
  • Est-ce que je me sens déjà riche et comblée maintenant ou bien est-ce que j’attends que ça soit mieux avant de me réjouir pleinement ?
  • Est-ce que j’en ai super marre de ne pas avoir assez, que les autres réussissent ou bien est-ce que j’ai confiance que le processus d’abondance est en marche vers moi et que les choses sont en train d’arriver ?
  • Est-ce que je suis capable de rester avec ce qui fonctionne bien, de célébrer ça, de me réjouir, ou bien est-ce que je ne vois que ce qui déconne et qui pourrait être amélioré ?
  • Est-ce que je célèbre tout ce que j’aime vivre avec mon·ma partenaire et que je me réjouis du cadeau de sa vie dans la mienne ou bien est-ce que j’ai une liste bien à jour de tous ses défauts et trucs qui grincent en ce moment ?
  • Est-ce que j’ai confiance en mes talents, mes compétences et mes points d’appui, ou bien est-ce que j’accumule les diplômes pour tenter de me rassurer ?
  • Est-ce que j’ai confiance que tout ce à quoi j’aspire est en chemin vers moi ou bien est-ce que je râle que c’est toujours ou jamais comme ceci ou cela ?
  • Est-ce que je suis capable de me relier à mes besoins et à celui de mon interlocuteur·ice ou bien est-ce que je critique cette personne ?
  • Est-ce que je demande quelque chose depuis une énergie d’abondance, de joie et de fête, ou bien est-ce que je demande en plainte ?
  • Est-ce que je vais à cette réunion le coeur léger et réjoui de ce qui va émerger et être créé ensemble ou bien est-ce que j’y vais avec 34 a priori de merde sur les gens et la réunion ?
  • Est-ce que monte dans ce bus avec une bonne énergie ou bien est-ce que je suis d’une humeur de chien de toute façon y a jamais de place et les gens sont cons ?

Etc.

Si besoin, on peut aussi faire le point en s’observant, en observant ce qu’on vit et comment on se sent. Les jours où je sens une conspiration massive contre moi, depuis le bus blindé, la pluie qui mouille, mon sac qui craque et les étudiant·es qui se mouchent les un·es sur les autres, j’ai une petite indication que je ne suis pas en train de vibrer le kif intense. Les jours où la vie est belle à peu près quoi qu’il arrive et je me sens pleine d’énergie et de courage, c’est assez clair aussi. Et pour les jours où c’est moins clair, le contact entre la réalité et mes émotions me donne la réponse : un incident arrive, j’observe ma réaction, comment je me sens, et ça me dit dans quelle énergie je suis.

Résumé

En quelques mots :

  • La loi : ma vibration attire des expériences similaires
  • Ma vibration : c’est quelque chose de global, énergétique, conscient et inconscient
  • Pour chaque sujet, deux extrêmes : vibrer le manque (le creux), vibrer l’abondance (le plein)
  • Comment savoir ce que je vibre ici et maintenant : mes émotions me renseignent (agréable = abondance, désagréable = manque)

On verra dans les prochains billets ce qu’on peut faire concrètement maintenant qu’on a bien compris tout ça. Je vous remets ci-dessous le plan de la série :


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— Image par Gerd Altmann de Pixabay

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